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09.06.2007

Savoir s'orienter dès le début

621c13eff99a079b10e2bb5988573bd1.gifUne des principales difficulté que rencontrent les étudiants aujourd'hui est de savoir bien s'orienter dès le début de leurs études supérieures. C'est particulièrement vrai pour les étudiant des universités. Une majorité des nouveaux entrants en fac ne savent quasiment rien du schéma des études et des débouchés. Trop occupés à réussir leurs examens -et on peut les comprendre- , ils ne soucient pas assez de savoir où ceux-ci vont les conduire.

Sans nul doute, cela est regrettable car, encore plus depuis la mise en place du système LMD, beaucoup de choses peuvent se jouer dès la première ou deuxième année de Licence.

Quelques choses à savoir d'entrée :

- Etudes longues ou études courtes ? Les licences professionnelles, mal connues -et reconnues- par les étudiants, sont accessibles après un bac+2. Elles permettent souvent une bonne insertion dans la vie professionnelle, avec des salaires parfois égaux à ceux ayant choisi un master.

- Préparer un master ne s'improvise pas. Pour entrer dans les meilleurs, il faut avoir choisi les bonnes options dès ses premières années.
Par exemple, pour intégrer un master Miage (informatique de gestion), très apprécié actuellement par les recruteurs, il faut avoir choisi, en seconde année de licence, « informatique » ou « base de données web » pour l'étudiant en sciences éco, ou « gestion des organisations » pour l'étudiant en informatique. Et avoir fait quelques bons stages.

Une idée se dégage donc : pour réussir, il faut savoir où on va dès son entrée en université. Le système peut très bien fonctionner pour les décidés et les informés.

Un problème : pour ma part, je ne connais pas beaucoup de personnes qui, dès leur 18 ans, savaient ce qu'ils voulaient faire. Ou, quand ils le savaient, ils ont souvent changé d'idée au cours de leurs études.
Or, avec le système actuel, se réorienter ne signifie plus redoubler seulement une année, mais parfois devoir recommencer plusieurs années. Par exemple, un étudiant passe un Master 1, de recherche ou autre, sans trop savoir ce qu'il va faire ensuite, puis décide de ne pas passer les concours d'enseignement mais de choisir un Master professionnel ; il devra alors souvent refaire son Master 1 et aura même de la peine à être choisi dans certains Master pro puisqu'il n'aura pas fait l'option nécessaire en Licence.
Plus simplement, ne pas avoir pris en deuxième année de licence LA bonne option -il est pourtant bien pardonnable de se perdre dans ce dédale- peut signifier se voir fermer irrémédiablement l'accès à certains cursus.

Créer davantage de passerelles entre les cursus, surtout quand ceux-ci ne se distinguent que par quelques options en plus ou en moins, me semble donc réellement indispensable. Cela pourrait passer par la possibilité de rattraper ces options par des cours supplémentaires en parallèle de l'année ou même pendant les vacances. Cela donnerait une deuxième chance également à ceux qui ont eu le malheur involontaire de faire une maîtrise ou un DEA avant la mise en place du système LMD et qui se voient obliger, pour avoir une formation plus professionnalisante, non plus de faire une année de DESS mais de recommencer leur master en entier.

Commentaires

Je viens de lire un article de Yves Lichtenberger sur la notion de culture universitaire. Comme lui je pense que ce pourrait être un chantier qu'il faudrait aborder sans plus tarder et ceci sans tabou.Et cela rejoint la nécessité de trans parence dans les formations universitaires proposées aux étudiants.Je reconnais que c'est un vaste chantier qui remet en cause plusieurs pans de l'université (matières enseignées et par voie de conséquence l'activité professorale.....) et ceci en conservant une grande exigence dans la qualité des enseignements.Il faudrait faire entrer systématiquement les professionnels à l'université à l'intar des grandes écoles.Cela aura un prix mais le fait de considérer les universités comme "des parkings à chômeurs" a aussi un prix .Il faut que l'on considère que les études universitaires doivent avoir un coût , la gratuité ayant des effets pervers .Pour cela il faudra développer les bourses et les prêts, ne plus les réserver aux happy few des grandes écoles.Le second tabou qu'est la sélection est déjà en partie levé car au niveau des masters professionnalisants la sélection existe .

Ecrit par : colette | 09.06.2007

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