04.06.2007

Pour avoir peur d'aller à l'université

0f51b33236e306f66b01bc0b43a64976.gifPlusieurs livres, assez récents, traitent de l'impasse que peut représenter l'université aujourd'hui, et en premier lieu les facs littéraires.

Ainsi, le livre du président de la Sorbonne, Jean-Robert Pitte :

PITTE, Jean-Robert. Jeunes, on vous ment ! : Reconstruire l'Université. Paris, Editions Fayard, 2006

Jean-Robert Pitte souligne l'enseignement à deux vitesses qui domine aujourd'hui : les meilleurs vont vers les IUT ou les classes préparatoires (auquelles la France consacre 12 000 E par ans alors que seulement la moitié est dédiée aux étudiants d'universités) tandis que les autres n'ont souvent pas d'autres choix que de se diriger vers l'université.
Aller à l'université ne poserait pas de problème si celle-ci ouvrait de réelles perspectives d'emploi, autres que dans l'enseignement où les taux de succès aux concours sont parfois de 1 sur 10.
"Et les 9 autres ?", semble être la question posée par ce livre.

Autre livre traitant des études supérieures et des problèmes qu'elles posent :

DURU-BELLAT, Marie. L'inflation scolaire : Les désillusion de la méricratie. Paris, Seuil, 2006

Par ce livre, cette sociologue de l'éducation souligne la désillusion que peuvent représenter les études : elles ne constituent plus aujourd'hui l'assurance d'un avenir sans problème d'emploi.

Bonne lecture !

 

Pour réfléchir

e240477b9df604ed74aec32385610a7f.gifComme les livres sur l'université se font rares - alors que les livres sur l'école abondent -, en voici un qui devrait être particulièrement intéressant au moment où réformes et lois semblent s'annoncer.

JOURDE, Pierre. Université : la grande illusion. Paris, L'esprit Des Péninsules, 2007

Ce livre se veut la traduction de la lassitude et de l'écoeurement des universitaires. Il rassemble leurs articles parus ces dernières années dans Le Monde, Le Débat, Commentaire ou Le Monde diplomatique. Il ne s'agit pas pour eux de transcrire des idées politiques ou idéologiques, ni de se réclamer d'un syndicat ou d'un autre groupe de pression, mais de donner leur analyse personnelle de la question universitaire.

Un bon point de départ pour se faire une idée de ce qui se passe aujourd'hui dans nos universités françaises !